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Mon sentiment sur
la Réforme de la Formation Professionnelle
du 5 mars 2014


Voilà plus de 20 ans que j'évolue dans le beau milieu de la formation professionnelle. Personnellement, j'ai commencé ma carrière dans un OPCA, disparu suite à une autre grande réforme ayant pour vocation d'améliorer les services apportés par ces derniers au regard des fonds collectés (déjà…).

Depuis, d'autres réformes plus ou moins modestes ont vu le jour et il nous a fallu les traverser. Qui se souvient des articles inquiétants dans la presse spécialisée concernant l'apparition du DIF en 2004 ? « Le DIF : désastre financier ! Il va décupler les budgets formation des entreprises ! ». Et avant lui, avec la loi quinquennale de 1993, l'apparition du CTF ou Capital Temps de Formation… Désormais, le CTF est mort, le DIF également, vive le CPF !

Avec le recul, un constat ; quand on ne peut changer les choses, on en change le nom. Car enfin, dans toutes ces circonvolutions, on peut constater des constances ; les entreprises ne souhaitent ou ne peuvent pas payer plus qu'elles ne le font déjà pour développer l'employabilité de leurs collaborateurs. Ces derniers, dans leur grande majorité, ne sont pas prêts à se former sur leur temps libre. Enfin l'offre de formation est difficile à évaluer qualitativement. Et ce n'est pas se recentrer sur la formation certifiante ou diplômante qui répondra à cela et à tous les besoins en compétences des salariés et de l'entreprise.

Aussi, très estimés clients et distingués confrères, je vous invite à rechercher l'esprit de la loi. La réforme, si confuse et inquiétante qu'elle peut paraître, a de vrais atouts. Ainsi, elle va permettre, à l'échelle individuelle, de clarifier la transférabilité du DIF en le saisissant sur un compte renseigné par son bénéficiaire et non plus par l'entreprise. Elle va responsabiliser les acteurs sur l'accroissement et le maintien des compétences à travers un entretien professionnel remanié et plus exigeant, introduisant ainsi réellement la GPEC dans l'entreprise. Le socle de connaissances et de compétences ayant intérêt à intégrer toute la richesse et la diversité de l'offre de formation, elle va demander aux décideurs d'être d'autant plus pertinents dans leur choix. Et pour tout cela, elle va décider certains dirigeants à changer de paradigme (Alain MEIGNANT, si tu m'entends…) en choisissant la formation investissement au dépend de la formation impôt ou pactole.

Ensuite, nous pouvons faire confiance à tous, et notamment aux partenaires sociaux siégeant aux Conseils de nos OPCA, pour faire en sorte que quand tout change, rien ne change… Ainsi, chaque branche professionnelle pouvant déterminer ce qui est bon pour le groupuscule qu'elle représente, et ayant à cœur la sauvegarde des intérêts de son OPCA, va naturellement être tentée de restituer une obligation légale plus forte que celle prévue par la loi pour ses entreprises. Mais ça, c'est déjà prévoir demain…

En attendant, même si cette nouvelle loi ne va pas révolutionner les pratiques d'entreprises, elle introduit de nouvelles contraintes qu'il va vous falloir anticiper et prendre en compte dans une approche réaliste, responsable et pragmatique.

Si cette rapide analyse vous a intéressé et que vous souhaitez en intégrer toutes les composantes et en débattre. Contactez-nous.

Bien à vous

Hélène GADOIS
Consultante et Dirigeante de Valéa

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